Par deux fois en supériorité numérique pendant une mi-temps, le PSG a dû batailler pour s’extirper du piège monégasque. Les Parisiens affronteront Barcelone ou Chelsea en huitièmes.
Rien n’a été facile pour Paris, pourtant en ballottage favorable grâce à un but d’avance avant ce barrage retour de Ligue des champions. Les champions d’Europe en titre ont été une nouvelle fois bousculés dans leurs certitudes et ne rassurent toujours pas à l’aube des grands rendez-vous. Très rarement dangereux en première mi-temps, les Parisiens se sont fait surprendre par le pressing monégasque, muselant leur chef d’orchestre habituel Vitinha. Les hommes de Sébastien Pocognoli jouent crânement leurs chances et font trembler le Parc des Princes à plusieurs reprises. Les largesses défensives parisiennes sont punies par Akliouche juste avant la mi-temps, du pied gauche, le Français trompe Safonov et remet les deux équipes dos à dos sur l’ensemble des deux matchs.
Paris sauvé par un rouge
Monaco pourra avoir des regrets, tant les Monégasques ont été à la hauteur pendant ce barrage de Ligue des champions, déjà éliminé au même stade l’année dernière par Benfica. Cette fois-ci, le club princier s’est sabordé lui-même. D’abord ce rouge incontestable adressé lors match aller à Golovin pour une semelle beaucoup trop haute sur Vitinha dès le début de la seconde mi-temps, et ensuite cette erreur de jeunesse de Coulibaly, sanctionné de deux jaunes en seulement cinq minutes. Paris ne se fait pas prier et marque dans la foulée, Marquinhos reprend un centre ras-de-terre de Doué et remet le PSG devant. Monaco recule logiquement et Kvaratskhelia enfonce le clou en reprenant un ballon repoussé de Köhn. Alors à l’abri, Paris montre encore des signes inquiétants de fragilité quand Teze trouve le chemin des filets à la 90ème minute. Dernières sueurs froides pour les supporters parisiens quand ce ballon du dernier coup franc a filé lentement devant tout le monde, et surtout des joueurs monégasques un poil trop courts pour pousser le cuir dans le but du portier russe.
Loin d’être brillants, à mille lieues de leur niveau de l’année passée, les Parisiens se faufilent en huitièmes de finale. Le tirage au sort ce vendredi 27 février décidera si le PSG affrontera le FC Barcelone ou bien Chelsea. Si Luis Enrique place toujours une confiance aveugle envers son groupe : « S’il y a une équipe qui est prête, c’est nous ! », il faudra montrer un meilleur visage si le PSG veut vivre un printemps européen ensoleillé.